Sud Ouest - 31 juillet 2007
31 juillet 2007DIDIER CAZABONNE. –Le président de l’UDF en Gironde prend peu de vacances afin d’assurer le décollage du Modem
Un président Modem plus que jamais
| :Anne-Marie Siméon |
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| Didier Cazabonne souhaite « être celui qui aura mis en place le Modem » dans le département. Il sera donc candidat à sa propre succession à la présidence du parti PHOTO ARCHIVES « SO » |
Didier Cazabonne n’a pas trop la tête aux vacances. Le président de l’UDF de Gironde préfère repasser le film des dernières élections, à commencer par la présidentielle, qui a été à ses yeux « la plus belle par l’enthousiasme et la mobilisation qu’elle a suscités ». Concrètement, cela se traduit par 150 adhésions nouvelles enregistrées localement, « mais s’ajoutent tous ceux qui ont adhéré par Internet. On ignore encore combien sont girondins. » Une lacune qui s’expliquerait, selon Didier Cazabonne, par la confidentialité voulue par les instances nationales de l’UDF, craignant des fuites, voire des vols de fichiers en ces temps de turbulences provoquées par la dissidence du Nouveau Centre. A la rentrée, « on devrait y voir plus clair », assure le président girondin. Car les adhérents seront conviés à un programme chargé, tant localement qu’au plan national.
En Gironde, une fête de l’UDF-Modem est prévue fin septembre. L’heure sera aussi au déménagement de la permanence qui quittera le quai des Chartrons pour le 42, cours Saint-Louis. L’inauguration devrait se dérouler en octobre, avec, tous l’espèrent, la venue de François Bayrou lui-même. Le Modem sera alors à mi-chemin entre les assises nationales programmées en septembre et le congrès national de novembre. L’élaboration des statuts sera au centre des débats.
En attendant, Didier Cazabonne tient à rappeler que « les seules instances représentatives sont celles, régulièrement élues, de l’UDF ». Une précision qu’il martèle à l’endroit des nouveaux adhérents : « Beaucoup se trompent en croyant que le Mouvement démocrate est un nouveau parti. C’est en réalité une marque déposée par l’UDF. »
« Un pilote dans l’avion ». Une précision qu’il juge nécessaire à l’heure où il ressent « une certaine concurrence entre les anciens adhérents de l’UDF et les nouveaux. Tous ont une légitimité mais il ne faut pas que cela crée des tensions. »
Cela serait-il le cas dans ses propres troupes ? Il assure le contraire. En tout cas, il y veille : « Il y a un pilote dans l’avion. » Et c’est lui. « On a fait le geste d’ouvrir en associant au bureau des candidats aux législatives qui ne sont pas UDF. » Cela concerne Sophie Mette, Ludovic Guinard de Cap 21 et Josette Daniel, respectivement candidats dans les 8e, 2e et 10e circonscriptions. « On a aussi été très clairs vis-à-vis des dissidents au nombre de neuf : ils ont été exclus purement et simplement. »
D’autres actions sont menées, comme ces forums démocratiques qui ont désormais lieu chaque troisième lundi du mois : « Ils ont été pris en charge par les jeunes. Deux ont déjà eu lieu et le premier a réuni 150 personnes. La mayonnaise prend. »
Pas question de la faire tourner en anticipant l’échéance importante de l’élections des futures instances départementales. « Elles auront sans doute lieu dans un délai de deux mois après le congrès, c’est-à-dire fin décembre ou en janvier. Lancer la campagne interne et poser le débat maintenant ne serait pas sain. Cela créerait des tensions internes inutiles. Il ne faut pas se battre entre nous », insiste Didier Cazabonne, élu la dernière fois avec 71 %.
Il confie cependant qu’il sera « vraisemblablement » candidat : « J’aimerais bien en effet être celui qui aura mis en place le Mouvement démocrate en Gironde avant de passer la main. »







